Réunion publique Cantepau, Madeleine, Breuil-Mazicou du 21 octobre 2021

Réunion

Le 21 octobre dernier, plus d’une centaine d’habitants de la rive droite du Tarn se sont retrouvés avec l’équipe municipale à la salle événementielle de Pratgraussals afin d’échanger sur les sujets relatifs aux quartiers de Cantepau, de la Madeleine et du Breuil-Mazicou-Fontanelles pour ce premier grand rendez-vous de participation citoyenne depuis le début de la crise sanitaire.


Après la présentation des membres du Conseil Municipal venus en nombre à la rencontre des Albigeois, le maire a rappelé les permanences mensuelles de proximité tenus par les élus de quartier sur la rive droite pour répondre au plus près des préoccupations des habitants.


Laurence Pujol, adjointe au maire déléguée à la participation citoyenne, a ensuite mis l’accent sur les nouveaux dispositifs proposés en matière de démocratie active comme la création du Conseil consultatif albigeois, le lancement mi-novembre de la nouvelle plateforme de participation citoyenne et les principes du premier budget participatif de la Ville d’Albi ouvert aux propositions et au vote de tous les Albigeois de 16 ans et plus à partir de 2022.


Cette rencontre a été surtout l’occasion de donner la parole aux Albigeois sur différents sujets ayant trait à la vie quotidienne, à la sécurité, aux infrastructures et projets d’aménagement à court, moyen et long terme pour les quartiers de la rive droite.


Vitesse des automobilistes, circulation des poids lourds, sécurisation des trottoirs, sans oublier les double-sens cyclables, le devenir de la gare Albi-Madeleine, le chantier de la passerelle entre les deux rives, ou le projet de réfection du Pont Vieux, les questions de déplacement et de mobilité ont été au cœur des échanges entre élus et habitants.


Madame le Maire a ainsi exposé l’action de l’équipe municipale en faveur du développement et de la sécurisation des mobilités douces ainsi que pour la lutte contre les incivilités routières aussi bien sur le secteur concerné que pour l’ensemble du territoire communal. Elle a ainsi rappelé toutes les initiatives et réalisations menées en faveur des déplacements doux et d’un partage équilibré et sécurisé des voies de circulation entre tous les usagers, qu’ils soient piétons, cyclistes où automobilistes, confirmant le renforcement des mesures de prévention et de lutte contre les incivilités sur les points sensibles et secteurs mis en exergue par les habitants.


Plus globalement sur les questions de réfection de voiries, elle a précisé que la Ville d’Albi, au travers de la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois compétente en la matière, consacre chaque année un budget de près de 6 millions d’euros pour intervenir sur la voirie de l’ensemble du territoire communal. Les travaux sont établis dans le cadre d’une programmation pluriannuelle tenant compte aussi bien des infrastructures nécessitant des interventions prioritaires (au titre de la sécurié des déplacements par exemple) que du juste équilibre de traitement entre les différents quartiers de la ville.


Interrogée sur le devenir de la passerelle piétonne de la gare Albi-Madeleine, aujourd’hui fermée, Madame le Maire a précisé que la collectivité avait pris toute la mesure de la problématique et pleinement assumé ses responsabilités en fermant cette infrastructure sur laquelle des dommages étaient constatés afin d’assurer la sécurité des utilisateurs. .


En ce qui concerne la traversée d’Albi par la RN88 et les désagréments engendrés au nord de la ville, en termes de circulation et de pollution, au niveau du goulot d’étranglement en direction de Lescure-d’Albigeois, madame le maire, présidente de la communauté d’agglomération a fait un point précis de situation.

Elle a rappelé aux participants que, s’agissant d’une route nationale, son aménagement relève des compétences de l’État qui, à ce stade, ne se prononce sur aucun des trois scénarios qui proposés par Madame la Préfète du Tarn pour améliorer la situation :

– l’hypothèse d’un grand contournement par les communes de Marssac, Terssac et Castelnau-de-Lévis, n’a pas été chiffrée par les services de l’État et il n’existe aucun emplacement réservé permettant sa réalisation,

– l’hypothèse d’utiliser la rocade d’Albi avec un pont par dessus ou un passage sous l’Arquipeyre impliquerait une densification du trafic avec les conséquences que l’on imagine en terme de sécurité routière,

– dernière alternative, la solution d’un contournement par Lescure d’Albigeois.

Elle a insisté sur le fait qu’à ce jour, aucune étude n’avait été menée par l’État pour chiffrer les coûts de ces trois solutions et les contraintes techniques et environnementales qu’elles impliqueraient, malgré les sollicitations répétées de la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois auprès de la Préfecture de Région.

S’agissant des nuisances sonores de la rocade, une participante regrette que la construction d’un mur anti-bruit n’ait pas été poursuivie sur le tronçon qui longe l’avenue général Hoche sur le quartier de Cantepau.

Madame le Maire a rappelé que même si la RN 88 était gérée par l’État, maître d’ouvrage, la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois avait très largement contribué au financement de la construction des murs anti-bruit à hauteur de 37,75 %. Elle a précisé que la mise en œuvre de ce type d’infrastructure était soumise à déclaration d’utilité publique (DUP) et relevait du bon vouloir de l’État.

Précédemment, la collectivité a apporté son soutien à l’association des « Oubliés de la rocade » récemment dissoute, pour défendre la prolongation des murs anti-bruit sur le quartier de la Mouline-le Gô, en finançant les études d’impact et de faisabilité puis la construction du mur anti-bruit à hauteur des 37,75 % du million d’euros engagé par l’État pour ces travaux.

Pour faire avancer ce type de dossier auprès des services de l’Etat, les riverains doivent pouvoir se mobiliser collectivement.

Sur le sujet de la sécurité, Madame le Maire a souligné l’action de proximité de la Police Municipale, quotidiennement sur le terrain et au plus près de la population au travers de ses multiples missions avec notamment la création récente d’une brigade de nuit qui assure à nos concitoyens une présence 24 heures sur 24 heures et 7 jours sur sept dans toute la ville.


Plus globalement en ce qui concerne les questions de délinquance et d’infractions à la législation sur les stupéfiants, elle a souligné qu’il n’existe aucune zone de non droit à Albi et insisté sur l’efficacité de l’étroite coopération entre la Police Municipale et la Police Nationale qui, depuis plusieurs années déjà, mènent de concert des actions qui portent leurs fruits sur l’ensemble du territoire communal.

Enfin, sur la question de la reconversion de l’ancienne zone commerciale de Cantepau, Madame le Maire a rappelé qu’elle n’avait malheureusement pas été retenue dans le périmètre d’intervention de l’opération de renouvellement urbain engagée, limitant de fait les possibilités d’action. Néanmoins, la Ville d’Albi et la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois avaient pris leurs responsabilités en sécurisant le site et en saisissant l’Etablissement Public Foncier d’Occitanie pour procéder au rachat de la friche de l’ancien restaurant « Poivre Rouge ». Cet emplacement stratégique au centre de la zone permet ainsi aux deux collectivités de maîtriser l’initiative privée et le développement de cette zone.